Histoire

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Les origines de Saint-Memmie

Avant l’An 1000, la découverte de vestiges de civilisations, dont un magnifique vase gaulois en forme d’oiseau trouvé chemin des Dats, témoigne d’une présence humaine sur le site de l’actuel Saint-Memmie.

Du nom

Aux environs de l’An IV après Jésus Christ, le premier évêque de Châlons du nom de Memmie est inhumé sur le site de la commune. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage et accueillit une petite aglomération et une communauté religieuse. C’est en hommage à cet hôte illustre que la petite cité prendra son nom : Saint-Memmie. Les habitants s’appelleront désormais les Mengeots (du nom de l’abbaye de Saint-Menge).

L’abbaye

L’histoire de Saint-Memmie est étroitement liée à celle des ecclésiastiques. L’abbaye reste le pôle qui centralise les activités jusqu’au XVIIIème siècle. La population avoisinante (des agriculteurs pour la plupart) gravite autour de l’Abbaye.

Au XIIIème siècle, on voit apparaître un clivage entre deux microsociétés : la classe bourgeoise émergente et les religieux. En 1231, une charte octroyée par le Comte Thibault IV de Champagne affranchit les habitants de la tutelle de l’abbaye. Cette charte octroie aux bourgeois le droit de s’occuper des affaires de la commune. Malgré quelques soubresauts, la tendance ira en s’accentuant pour aboutir au XVIIIème siècle à la dissolution de la communauté monastique.

En 1544, lors des combats de champagne entre les troupes de Charles Quint et celles de François 1er, le monastère et son église furent rasés et les matériaux utilisés pour construire un bastion à proximité de la place St Jean pour défendre la cité de Châlons.

A l’emplacement de ces bâtiments religieux fut érigé, en 1837, le petit séminaire de Saint-Memmie, doté d’une chapelle en 1864. A la suite de la loi de séparation de l’église et de l’état de 1905, et plus précisément le 14 décembre 1906, il fut fermé et ses locaux abritèrent tour à tour un hôpital militaire, une maison de retraite Saint-Maur (de 1943 à 1988).

L’Hôtel de Ville

Ensuite, d’importants travaux réalisés par la municipalité en ont fait l’actuel Hôtel de Ville de Saint-Memmie. Il fut inauguré le 14 mai 1994 par le maire de la commune M. Marc Hamet.

Conservée et rénovée, la chapelle située à l’arrière des bâtiments administratifs, accueille maintenant très régulièrement des concerts et des expositions.

Remerciements à la commission mémoire collective du Conseil des sages qui a édité un livret « Bienvenue, Saint-Memmie, le village, l’église, son passé » juillet 2012.

L’identité de Saint-Memmie

La Ville de Saint-Memmie s’est caractérisée au fil des siècles par une ferme résolution pour rester indépendante.

En 1231, une première tentative d’annexion menée par Châlons est rejetée. S’ensuivront d’autres tentatives qui essuieront toujours le même refus. Les Mengeots, farouchement épris de liberté, paieront parfois cher leur désir d’indépendance.

Un nom ? Des noms

La commune de Saint-Memmie a connu bien des noms au fil des siècles :

  • en 948, Ecclesia Sancti Memmie
  • en 1214, Sanctus Memmius
  • en 1220, Sanctus Mancius Cathalauneusis
  • en 1286, Saint-Menges les Châlons
  • en 1323, Saint-Menges
  • en 1636, Saint-Memmie-lez-Châlons
  • en 1793, Brurus
  • en 1794, Mengeval
  • en 1861, Edouard de Barthelemy dit que ce village s’appelait dans la tradition « Buxerres », dans les premières années de l’ère chrétienne et que c’est là que se fixa le nom de Saint-Memmie.

Saint-Memmie à travers les guerres

Les guerres successives éprouveront les Mengeots qui se montreront toujours d’une grande solidarité en apportant soins et réconfort aux blessés. Lors de la seconde guerre mondiale la commune de Saint-Memmie sera sévèrement touchée. La population sera déportée vers le sud et les départements limitrophes et, lorsqu’elle réintégrera ses foyers, elle subira le douloureux épisode de l’occupation. La vie quotidienne reste difficile après l’arrêt des hostilités mais, peu à peu, la vie reprend ses droits et Saint-Memmie ne cessera de prospérer.

Effectivement la commune sut utiliser et mettre en avant son atout principal : la cohabitation judicieuse entre ville et campagne.

Remerciements à la commission mémoire collective du Conseil des sages qui a édité un livret « Bienvenue, Saint-Memmie, le village, l’église, son passé » juillet 2012.

Saint-Memmie, une ville maraîchère

L’origine des maraîchers

L’origine de l’activité maraîchère à Saint-Memmie date du XVIIème siècle où chaque habitant avait son jardin dévolu à l’usage individuel ou à la culture du chanvre.

L’activité s’est peu à peu développée et devient réellement prospère au XIXème siècle. La profession, organisée en confrérie vouée à Saint Fiacre, prend de l’expansion et devient très active dans le contexte châlonnais et participe aux progrès techniques.

Les maraîchers sont installés dans les zones humides de la commune le long du Mau : les chalettes, les Carpion etc… Ils cultivent le fameux melon mengeots, les artichauts, les asperges, les choux, les poireaux et les navets.

Chaque maraîcher avait, en plus des chalands du marché, une clientèle propre : hôtels, restaurants, etc … certains exportaient leurs produits sur les marchés rémois et partaient ainsi la nuit pour être très tôt à Reims.

On comptait 42 maraîchers en 1881, 41 en 1912 et 26 en 1931.

Les maraîchers d’aujourd’hui

Aujourd’hui, la commune compte encore plusieurs maraîchers. L’image positive du maraîcher et la demande actuelle en produits frais et de qualité, les rendent particulièrement compétitifs localement. Ils sont présents sur les marchés environnants ainsi que dans certaines grandes surfaces.

Remerciements à la commission mémoire collective du Conseil des sages qui a édité un livret « Bienvenue, Saint-Memmie, le village, l’église, son passé » juillet 2012.